Blog d'une fille qui ne fait pas grand chose de bien ...
Depuis que Guigui est en stage, cest affreux comment les journées semblent longues et que je me sens inutile. Comme je vous lavez dit, il est pas là les après midi de 14h à 19h, et ça semble terriblement long. Comme je nai pas de projets personnels, ça me mine encore plus le moral.
Suis un peu perdue, sais véritablement pas quoi faire En tout cas, cette après-midi, je vais faire un tour à la Part Dieu, même si j'ai pas de sous à y dépenser lol
Enfin jai ressorti mon cd de sixpence none the richer Cest grâce à une de leur chanson que jai découvert un beau poème de Pablo Neruda : Puedo Escribir. Si ça vous intéresse, je peux vous envoyer le mp3 (provenant du CD).
En chanson, il est vraiment magnifique.
Allez je vous fais un copier/coller du poème (en français parce que je connais pas du tout lespagnol, ça sonne bien en chanson en tout cas), chourée à
http://www.pierdelune.com/neruda32.htm
Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain."
Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.
Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.
Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.
Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.
Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.
Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.
Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.
Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.
Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.
Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.
je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.
A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.
je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.
C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.
Même si cette douleur est la dernière par elle
et même si ce poème est les derniers vers pour elle.
extrait des Vingt poèmes d amour